Percer l’avenir : 50e anniversaire d’Option Québec

« … un jour viendra où c’est avec quelque chose comme ça qu’on finira par en sortir »1

Couverture du livre Option Québec de René Lévesque.

Publié en janvier 1968, Option Québec est à la fois un essai et un manifeste. Une œuvre de réflexion bien étayée sur la situation socio-économique du Québec. Un programme d’action politique visant à construire une nouvelle union avec le Canada qui serait plus bénéfique aux nations participantes. René Lévesque y dessine l’avenir d’un peuple fier et dynamique qui se prend en main tout en tendant la main au Canada, d’égal à égal. Stimulé par les réalisations de la Révolution tranquille, il y défend la conception d’un état moderne ouvert au monde qui s’associe à d’autres dans des accords mutuellement profitables. Dans ce sens, le livre fait écho à son époque marquée par les mouvements d’indépendances des années 1960 et l’établissement des alliances politiques et surtout économiques de l’Europe d’après-guerre.

Devenir au monde

L’essai arrive après une année bouillonnante où les Québécois découvrent collectivement le monde avec Expo 67 et où le monde découvre le Québec avec la déclaration du « Vive le Québec libre ! » du général de Gaulle. L’année est bouillonnante aussi pour René Lévesque, car il y élabore puis défend son idée de souveraineté-association qui a germé à travers ses discussions avec un groupe de libéraux réformistes, notamment Paul-Gérin-Lajoie, Claude Wagner, Yves Michaud, Pierre Laporte, Éric Kierans, Robert Bourassa et épisodiquement Georges-Émile Lapalme. Envisageant les différentes options possibles pour poursuivre l’épanouissement des Québécois amorcé avec la Révolution tranquille, René Lévesque opte pour celle qui lui semble la plus prometteuse et qu’il résume dans une proposition intitulée « Un pays qu’il faut faire »2. Sur sa démarche de réflexion, René Lévesque écrivit dans Dimanche-Matin où il était chroniqueur :

« Chacune de mes constatations, d’autres les avaient faites. Les conclusions qu’elles m’ont dictées, il y a longtemps déjà que bien d’autres se sont mis à les véhiculer chez nous. […] La seule chose qui m’appartienne, je crois, c’est la façon dont j’ai fait de mon mieux l’examen puis l’assemblage de ces pièces, afin d’en tirer une synthèse valable et une option politique définie que je me sens, en conscience, autorisé à défendre et à proposer à d’autres. Avec ces autres, cela me permet d’espérer prendre une part pas trop inutile à l’accouchement laborieux de notre avenir national. »3

L’originalité de l’idée de René Lévesque est de changer le rapport de force en mettant le Québec sur le même pied que le Canada. Dès lors, il est en mesure de négocier de nation à nation une union réciproquement avantageuse pour que les deux peuples se développent pleinement. Selon lui, un tel rapport de force sera toujours impossible au sein de la Constitution. Dans ses mémoires, il précisait :

« Plus j’y pensais, plus ça m’apparaissait comme un projet logique et facile à articuler. À la simplicité des lignes maîtresses s’ajoutait cet autre avantage paradoxal : loin d’être révolutionnaire, l’idée était presque banale. Ça et là de par le monde, elle avait servi à rapprocher des peuples qui, tout en tenant à demeurer chacun maître chez soi, avaient trouvé bon de s’associer de diverses façons. Association, donc, concept qui figurait depuis longtemps dans notre propre vocabulaire et qui ferait avec souveraineté un mariage assez euphorique. »4

On ne peut pas dire que l’euphorie s’empara du Parti libéral du Québec (PLQ) qui refusa catégoriquement de discuter de cette proposition lors de son congrès d’octobre. Avec fracas, René Lévesque y annonce qu’il rompt définitivement avec le parti et quitte sur-le-champ.

Un pari politique

René Lévesque, qui joue dès lors son avenir politique, porte son option avec tout le poids de sa notoriété, de son intégrité, de sa crédibilité et de son charisme. À la surprise de plusieurs, sa démarche aboutit au regroupement des forces souverainistes, de gauche et de droite, de Montréal et des régions, au sein du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) qui deviendra le Parti Québécois (PQ) en octobre 1968.

L’idée de la souveraineté-association exposée dans Option Québec est en résonance avec sa société. C’est probablement la clarté et la sagacité de cette idée généreuse qui la rend à ce moment-là populaire – et qui fait qu’aujourd’hui elle demeure bien vivante. Le livre est vendu à 50 000 exemplaires en quelques semaines. L’adhésion au MSA explose et passera de 700 membres à 7 000 entre janvier et avril 1968.

L’essai s’ouvre sur un avant-propos intitulé « À l’heure du choix » sous une signature collective de Roch Banville, Rosaire Beaulé, Gérard Bélanger, Jean-Roch Boivin, Marc Brière, Pothier Ferland, Maurice Jobin, Monique Marchand, Guy Pelletier, Réginald Savoie qui quittèrent le PLQ avec René Lévesque. La préface est de l’historien Jean Blain qui prophétise que cette option sera « un des points de ralliement les plus importants de notre histoire »5.

En six chapitres, la première partie d’Option Québec résume les principaux enjeux politiques du Québec d’alors. Des enjeux qui raisonnent toujours : l’identité québécoise, l’adaptation aux changements technologiques, le rôle de l’État, les limites du cadre fédéral, la paralysie constitutionnelle et la nécessité d’un Québec souverain avec une nouvelle union canadienne.

La seconde partie, « Ce pays qu’on peut faire », aborde plus spécifiquement la réalisation de la proposition d’association économique, qui s’inspire du marché commun à la scandinave et à l’européenne, et la période de transition, avec les mesures à mettre en place pour la traverser avec un minimum de difficultés.

La troisième et dernière partie est composée de sept annexes pour appuyer les deux premières et réfuter les arguments opposés. On y retrouve en particulier le fameux discours de Jacques Parizeau (Décentralisation-Balkanisation) prononcée en octobre 1968 à Banff lors d’une conférence sur les fondements économiques de l’unité canadienne. Il y conclut que le « Québec a déjà un statut particulier embrassant tout un éventail d’activités. » et qu’il serait plus sage de « trouver les moyens de coordonner les mesures qui émaneront de ces deux sociétés de façon que pas trop de difficultés sociales et économiques ne surgissent tandis que se poursuit l’éveil du Québec. »6

Option Québec se termine de façon originale sur une note artistique avec un épilogue imagé et touchant du cinéaste Pierre Perrault.

L’influence d’Option Québec

La relecture d’Option Québec nous rappelle une époque animée par des débats enflammés sur le devenir des Québécois. En ce sens, le livre a eu une influence majeure sur l’évolution du Québec et du Canada. Notamment sur le rôle de l’État comme instrument de développement de la société, une idée phare de la Révolution tranquille, qui y est réaffirmée avec force :

« Il faut mettre de l’ordre dans le chaos d’un régime créé à une époque où étaient imprévisibles la révolution scientifique et technique où nous sommes emportés, les qualifications sans nombres qu’elle exige, la diversité infinie des productions, la concentration des entreprises, le poids écrasant que les plus grandes exercent sur la vie individuelle et collective, la nécessité absolue d’États capables d’orienter, de coordonner et surtout d’humaniser ce rythme infernal. »7

Quant au concept central du livre, la souveraineté-association, il a provoqué un réalignement durable des positions politiques. Mais l’influence la plus profonde se trouve dans la conviction inspirante que les Québécois ont le pouvoir de bâtir le Québec qu’ils veulent :

« C’est d’abord qu’il y a chez nous, en nous, la capacité de faire notre « ouvrage » nous-mêmes, et que c’est à nous seuls de trouver et d’appliquer à nos problèmes les solutions qui nous conviennent »8

L’année du 50e anniversaire d’Option Québec

Tout le long de cette année qui commence, la Fondation soulignera l’anniversaire de la publication de ce texte fondateur qui a marqué l’histoire du Québec en publiant sur notre site des extraits d’Option Québec et d’autres textes complémentaires. Nous commençons par le premier chapitre « Nous autres ».

Nous vous invitons à partager ces textes et à nous faire part de vos commentaires et idées qu’ils vous inspirent.

Bonne lecture et bonne réflexion.

Christian O’Leary
Directeur général par intérim

P.-S. — Si vous désirez vous le procurer, Option Québec a été réédité en 1997 aux Éditions Typo :

http://www.edtypo.com/option-quebec/rene-levesque/livre/9782892951400

Notes

1. René LÉVESQUE, Attendez que je me rappelle…, Éditions Québec/Amérique, 1986, p. 296.
2. Cette proposition sera adoptée le 18 septembre 1967 par les militants libéraux de la circonscription de Laurier qu’il représente comme député, mais sera battue le 14 octobre suivant au congrès du PLQ, ce qui provoquera le départ de René Lévesque. Elle constituera la première partie d’Option Québec en conservant le même titre.
3. René LÉVESQUE, «Indépendance et association», 24 septembre 1967, in Chroniques politiques, tome 1 1966-1970, Éditions Hurtubises, sous la direction de Éric Bédard et Xavier Gélinas, 2014, p. 359.
4. Id., Attendez que je me rappelle…, Éditions Québec/Amérique, 1986, p. 288.
5. Id., Option Québec, Les Éditions de l’homme, 1968, p. 15.
6. Ibid., p. 112.
7. Ibid., p. 33.
8. Ibid., p. 27.

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Souvenons-nous de Guy Joron

Pour saluer la mémoire de Guy Joron qui vient de nous quitter et qui a été l’un des sept premiers élus du Parti Québécois en 1970, puis ministre dans le premier gouvernement de René Lévesque, nous vous invitons à visionner une entrevue qu’il a donnée dans le cadre de la programmation de Mémoires de députés sur le site Web de l’Assemblée nationale.

Dans la première partie de l’entretien, il y raconte son entrée en politique et sa première élection. Dans la seconde, il relate comment il a préparé la première politique énergétique du Québec.

Nous offrons toutes nos condoléances à sa famille et à ses amis.

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/emissions-capsules-promotionnelles/memoires-deputes/AudioVideo-38147.html

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/emissions-capsules-promotionnelles/memoires-deputes/AudioVideo-38149.html

Note : Les deux vidéos sont en format Flash. Il est possible qu’il soit nécessaire d’activer Adobe Flash Player pour les visionner. Si nécessaire, suivez les directives en ligne pour votre navigateur : Firefox, Chrome ou Safari.

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Nos vœux de paix et de bonheur

Au nom des membres du conseil d’administration de la Fondation, je vous souhaite que le temps des fêtes soit l’occasion de belles réjouissances et de joyeuses retrouvailles.

Que la nouvelle année comble vos vœux les plus chers, et qu’elle se déroule sous le signe de la santé, de la générosité et l’amitié.

Je profite de l’occasion pour vous inviter à lire ce petit conte de René Lévesque publié en 1975, l’avant-veille de Noël, dans le journal Le Jour :

Petit conte noir et rose

C’était la veille de Noël. J’avais ma voiture à récupérer, après quelques jours d’hospitalisation dans un garage de la plus lointaine banlieue. C’est à ces moments fastes de l’année, tout le monde le sait, que la mécanique se fait un plaisir démoniaque de se dérégler.

J’avais téléphoné au tout début de l’après-midi, sans grand espoir. « C’est fait, m’avait-on répondu : vous pouvez passer quand vous voudrez. »

Conte noir et rose de René Lévesque
Photo de Christian O’Leary
Fondation René Lévesque

À cinq heures, j’arrive, après une randonnée d’autobus qui m’a fait comprendre que les billets à 50 cents sont chers surtout pour ceux dont le temps est de l’argent.

« Bon, m’a dit le patron de la boîte, vous n’avez qu’à la prendre dehors à côté de la porte. On la réchauffe justement depuis un quart d’heure. »

Déjà, il avait l’air faux. Faux par le ton. Faux par les yeux qui n’osent regarder en face. Tandis qu’il s’efforce à la fausse cordialité. Et faux encore plus lorsqu’il me met sous le nez une facture où son inscrites huit heures et demie de travail pour le remplacement d’une ou deux pièces qu’on n’avait pas commencé à poser hier soir sur une bagnole qui était prête à repartir à midi.

Je le regarde. La longue face en lame de couteau, coiffée d’une fausse casquette d’officier, est penchée sur la fausse addition, gênée oui, mais plus têtue que gênée et aussi vorace que têtue. À quoi bon discuter? Comme je n’y étais pas, il inventera n’importe quoi.

Au moment de partir, un bon coup réussi, il commençait à se détendre.
– « Bon, il resterait juste à vous souhaiter… »
– « Oui, salut. » Et je lui tourne le dos. Pas de faux Noël par-dessus le marché!

Tellement en maudit que je ne vérifie même pas le niveau de l’essence en reprenant la voiture. « En marche depuis un quart d’heure, » avait-il dit. J’aurais dû y penser…

Il n’y avait pas dix minutes que j’étais sur l’autoroute que, ratés, faibles sursauts, dernier soupir : la panne sèche.

Une veillée de Noël surtout, allez donc faire arrêter sur cette piste de course des gens qui ne songent plus qu’à rentrer au chaud avec les dernières emplettes. Bien sûr, c’est aussi le moment où la police est ailleurs. Je me résignais à choisir entre la longue marche ou la découverte d’une étable, quand, tout à coup, dans un douloureux grincement, des freins se sont appliqués à 70 à l’heure et une petite Volks s’est ensuite ramenée tout doucement, la portière déjà entr’ouverte.

C’était un jeune anglophone plein de franchise et de Christmas spirit. Sa femme l’attendait à la maison mais il a quand même fait un détour de trois bons miles pour me trouver un garage encore ouvert avec une remorqueuse à la porte. Ce qui lui a permis de m’expliquer joyeusement comment il était opposé au « separatism » mais que s’il était lui-même « French Canadian » ce serait évidemment autre chose. Puis il a tenu à entrer avec moi.
– « Si ça ne marche pas, dit-il, je téléphonerai à un gars que je connais un peu plus loin. »

Mais ça a marché. Difficilement. Propriétaire et mécanicien, ils étaient là, deux copains arméniens arrivés au pays depuis huit ans. Ils avaient hâte de fermer mais pris au dépourvu et sans doute aussi de pitié, ils ont fini par accepter après s’être longuement consultés dans leur langue tandis que j’attendais avec angoisse le verdict de ce tribunal exotique. Pour sceller l’entente, on avale ensemble le petit verre des Fêtes. Ensuite, revêtant son coupe-vent avec un soupir, empoignant le bidon de deux gallons, le mécanicien me fait monter à ses côtés.

Le bout d’autoroute me donne le temps d’apprendre que l’Arménie n’existe plus, toute déchirée entre les Russes et les Turcs. Que lui a été élevé en Syrie et que voilà pourquoi il parle assez couramment le français. Que par conséquent il comprend certaines choses…

Par ce froid sibérien, il tient à verser lui-même l’essence. Ouvrant le capot, il active le démarrage. Ça y est. Combien?
– « Mais ce n’est rien, dit-il. Rien du tout, voyons, la veille de Noël… »
Il a presque fallu qu’on se batte pour qu’il accepte au moins le prix des deux gallons.

En trois essais, donc, deux occasions chaleureuses de pouvoir dire Joyeux Noël à des hommes de bonne volonté, saisonnière et fugitive peut-être, mais bien réelle. C’eut été le contraire, la déception venant des Autres et non du gars bien de chez-nous, alors je n’en parlerais pas. On est d’avance assez porté à le penser… Mais puisque c’est arrivé comme ça, voilà une toute petit chance de se rappeler cette vérité première si facile à noyer sous les préjugés : que d’un peuple à l’autre, rien n’est mieux partagé que défauts et qualités.

René Lévesque
Le Jour
Mardi 30 décembre 1975

Christian O’Leary
Directeur général par intérim
Fondation René-Lévesque

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Le premier gouvernement Lévesque : l’imagination au pouvoir

Si vous êtes actuellement à la recherche d’un cadeau, nous vous suggérons le second tome du livre Le gouvernement Lévesque de l’historien et politologue Jean-Charles Panneton qui vient de paraître aux éditions du Septentrion. Avec en sous-titre : Du temps des réformes au référendum de 1980, cet ouvrage commence précisément où se termine le tome précédent qui portait sur la période entre la fondation du Parti Québécois et son élection en 1976.

Pour l’auteur, la rédaction de ce livre représentait un défi de taille : « Il fallait faire des choix difficiles, s’en tenir à l’essentiel, sans toutefois trahir une trame historique riche en événements et en rebondissements. » Si nous gardons le souvenir de ce gouvernement comme l’un des meilleurs de l’histoire du Québec, Jean-Charles Panneton nous rappelle les difficultés auxquelles il a du faire face : « Partagés entre l’une des pires crises économiques que vit le monde occidental, alliant taux de chômage, taux d’inflation et flambée des taux d’intérêt ainsi que de nombreuses grèves et tensions avec le Front commun des employés de l’État, René Lévesque et son équipe ministérielle doivent trouver un juste équilibre entre l’austérité et la social-démocratie. Le premier ministre peut toutefois compter sur l’un des cabinets les plus scolarisés de l’histoire contemporaine du Québec. »

Selon Marc Laurendeau dans sa préface enthousiaste, ce livre « couvre la meilleure période, la plus productive du gouvernement Lévesque en matière de bilan législatif. L’imagination était au pouvoir ». Bonne lecture.

On peut se procurer son livre en librairie ou directement sur le site de l’éditeur :

https://www.septentrion.qc.ca/catalogue/gouvernement-levesque-tome-2-le

Pour compléter votre liste de cadeaux, vous pouvez également vous procurer l’un des livres publiés à l’initiative de la Fondation :

https://fondationrene-levesque.org/la-fondation/publications/

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René Lévesque: toujours vivant dans notre mémoire collective!

Le 1er novembre 2017, tout le Québec a rendu hommage à René Lévesque à l’occasion du 30e anniversaire de son décès, comme le rapportent les médias ce matin. La commémoration organisée par la Fondation René-Lévesque à l’Écomusée du fier monde a réuni plus de 200 personnes venues écouter les vibrants témoignages de Graham Fraser, Konrad Sioui, Yves Duhaime, Pauline Marois, Bernard Landry, Jean-François Lisée, Lucien Bouchard et Marc-André Bédard. Devant les nombreuses personnes présentes, dont plusieurs l’avaient côtoyé, chacun des orateurs a su exprimer avec émotion son admiration pour l’homme et souligner les différents legs qu’il a laissés aux Québécois.

Les hommages rendus attestent que la pensée et l’œuvre de René Lévesque demeurent bien vivantes dans notre mémoire collective. Au-delà des allégeances politiques, René Lévesque continue de nous inspirer pour construire un Québec digne de son grand peuple !

Notes des allocutions :

Graham Fraser
Konrad Sioui
Yves Duhaime
Lucien Bouchard
Marc-André Bédard
Pauline Marois

Dans les médias :

« Il était l’homme politique le plus connecté avec l’âme et le cœur des Québécois » – Yves Duhaime
http://www.journaldemontreal.com/2017/11/01/rene-levesque-vit-dans-leurs-mots

« Et ce qu’il nous a laissé, René Lévesque, c’est justement le respect des institutions, et l’idée que ce qu’on peut faire de plus noble, de plus important, c’est de s’engager pour le bien commun. » – Lucien Bouchard
http://www.rcinet.ca/fr/2017/11/02/trois-ex-premiers-ministres-quebec-hommage-rene-levesque-marois-landry-bouchard/

« Il m’a dit que ma tâche, c’était entre autres de débureaucratiser la machine » – Pauline Marois
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/511921/lucien-bouchard-appelle-les-quebecois-a-retrouver-la-ferveur-qui-a-anime-rene-levesque

« Il était d’une honnêteté absolue, ce qui, dans le contexte actuel, devrait être une leçon » – Bernard Landry
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201711/01/01-5141951-landry-marois-et-bouchard-reunis-pour-les-30-ans-de-la-mort-de-rene-levesque.php

« On est dans votre équipe. On est avec vous. Je me souviens » – Konrad Sioui
https://www.lesoleil.com/actualite/politique/landry-marois-et-bouchard-reunis-pour-les-30-ans-de-la-mort-de-rene-levesque-32bb9c041a52c7ca2b1d5b2ed8e3cd5a

Jean-François Lisée a salué « l’extraordinaire volonté politique et la détermination » dont avait dû faire preuve son prédécesseur pour « entraîner le Québec dans des changements importants ».
https://lactualite.com/actualites/2017/11/01/30e-anniversaire-mercredi-du-deces-de-lex-premier-ministre-rene-levesque/

« Il avait une extraordinaire capacité à provoquer l’affection dans un grand nombre de personnes » (“He had an extraordinary ability to provoke affection in large numbers of people”) – Graham Fraser,
https://globalnews.ca/news/3838737/former-quebec-premiers-pq-leader-commemorate-30th-anniversary-of-rene-levesques-death/

Quelques photos de la soirée prises par le photographe Tayaout-Nicolas :

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